Se former dans le Big Data, un secteur qui explose

Corentin Decaudin fait partie de la première promotion du MSc « Big Data & Marketing Manager » des MSc & MBA INSEEC de Lyon. Les « Big Data », autrement dit, les données cumulées par les entreprises ont aujourd’hui besoin de leurs spécialistes. Très peu exploitées jusqu’au milieu des années 2010, elles sont un véritable trésor pour les entreprises qui savent les traiter car ce sont des outils extrêmement utiles pour les aiguiller dans leurs décisions stratégiques. Ce secteur étant en plein boom, Corentin, comme la plupart de ses collègues de classe, a été embauché avant même la fin de ses études, par le Groupe Keyrus.

 

Pourquoi avoir choisi le MSc « Big Data et Manager Marketing » ?

J’ai choisi le MSc « Big Data et Manager Marketing » car j’ai toujours eu durant mes expériences passées l’occasion de traiter de la donnée d’entreprise.  De plus, j’ai toujours trouvé que la donnée permettait de prendre des décisions stratégiques plus précises et que cela offrait un avantage concurrentiel. Enfin, cette formation répondait entièrement à mes attentes car elle couple Marketing et Data, chose qui n’existe pas sur le marché actuel. C’est tout naturellement que je me suis donc tourné vers ce MSc.

 

Quelles compétences essentielles avez-vous acquis ?

Ce MSc m’a permis de comprendre le milieu dans lequel nous sommes amenés à évoluer dans un futur proche et l’enjeu stratégique que nous allons représenter pour les entreprises.

En termes de compétences pures, j’ai pu grâce à ce MSc acquérir des compétences dans la gestion de projets, dans le traitement de la donnée au sens large (extraction, nettoyage, valorisation et dataviz), dans la Data Intelligence ainsi que dans la création de modèles prédictifs.

 

Qu’avez-vous le plus apprécié dans votre formation ?

Il y a plusieurs points que j’ai apprécié dans cette formation. Le premier point est la pluralité des profils dans la classe (ingénieurs, marketeurs et financiers); cela nous a réellement permis de s’entraider durant les différents projets que nous avons réalisés.

Le deuxième point est l’engagement et la qualité des intervenants que j’ai eu l’occasion de côtoyer. Notamment Linda Attari et Jean Baptiste Besson qui ont toujours été présent.

Le troisième point est le fait d’être parmi les précurseurs de ces nouveaux métiers en France. En effet, le Big Data est en plein essor en France, il y a actuellement à peu près 3000 offres d’emploi pour seulement 200 à 300 personnes formées. Et si l’on prend le Big Data dans le marketing nous sommes les seuls en France à pouvoir répondre immédiatement aux besoins des entreprises. Nous sommes donc réellement attendus par les entreprises, et le rapport de force est inversé.  

Le quatrième et dernier point est le fait de pouvoir apporter de véritables solutions stratégiques à une entreprise. Nous sommes amenés à changer le fonctionnement de l’entreprise et à les rendre beaucoup plus efficaces.

 

Vous avez opté pour le contrat de professionnalisation ? Quelles étaient vos missions au sein de Stryker France ?

J’ai opté naturellement pour le contrat de professionnalisation, car pour moi c’est le meilleur moyen de se former efficacement. Mes missions au sein de mon entreprise étaient de développer le chiffre d’affaires, d’avoir une meilleure compréhension du marché et des clients ainsi que de détecter les marchés potentiels pour les années à venir et tout cela grâce à l’exploitation des données internes et externes de l’entreprise.   

 

Quel a été pour vous le bénéfice d’allier études et entreprise ?

Il y a encore quelques années l’alternance était décriée, mais le rapport de force s’est inversé depuis peu. Ce qu’il faut savoir c’est que les entreprises maintenant ne recherchent plus une personne qui sorte d’une école prestigieuse mais un profil particulier. Pour moi, l’alternance permet de se créer un profil intéressant avant même de finir ses études. De plus, l’alternance permet d’acquérir des compétences clés rapidement et d’être employable avant même la fin des études. Enfin, le fait de pouvoir mettre en application quasiment immédiatement les connaissances théoriques acquises, est une véritable chance et apporte une valeur ajoutée dans notre travail.

 

 

Vous avez été embauché chez Keyrus avant la fin de votre MSc, quel est selon vous le besoin des entreprises concernant le Big Data ?

En effet, j’ai eu la chance d’avoir signé mon CDI 6 mois avant la fin de mes études. Ce qu’il faut comprendre c’est que le rapport de force est inversé, les entreprises sont véritablement demandeuses de nos profils (Data Marketing). Ce sont les entreprises qui viennent nous chercher et non plus le contraire. Le Big Data étant en plein essor, les métiers ne sont pas encore bien définis, pour le même poste, les missions peuvent être totalement différentes selon l’entreprise. Cependant, dans notre secteur les entreprises recherchent des profils qui sachent exploiter la donnée et en même temps qui comprennent les enjeux du marché dans lequel elle évolue. Si le candidat à en plus le côté technique, c’est bingo pour lui.

 

 

Avez-vous des conseils pour les étudiants qui hésiteraient à poursuivre dans cette voix ?

Je comprends totalement le fait qu’un étudiant puisse hésiter, car le mot big data peut faire peur. Il peut avoir une connotation très technique mais pas tant que ça. Oui il faut acquérir de la technicité mais elle est facilement atteignable.
Le seul conseil que je peux leur donner, c’est « N’hésitez plus et foncez ». Le Big Data est une réelle opportunité de carrière comme il y en a peu. C’est un métier passionnant, enrichissant et qui n’en est qu’à ses débuts.