Portrait de Sébastien Dupuis, intervenant au campus de Chambéry, de CANAL + à l’Inseec

Entre le commentaire des rencontres de Ligue 1 sur Canal + et cours donnés sur le campus de Chambéry, il n’y a parfois qu’un pas… Sébastien Dupuis l’a aisément franchi, lui le journaliste TV, habituée des terrains de football. Le toulousain de naissance enseigne en effet depuis cette année auprès des MSc 1 Management du Sport avec un cours « Filmer dans le sport ».

« Mon parcours est à la fois classique et assez rare. Car j’ai eu la chance de faire exactement le métier que j’ai toujours voulu faire dans la chaîne que je voulais. Très tôt, j’ai su que je deviendrai commentateur de matchs de foot. C’était un rêve et j’ai toujours été quelqu’un de très têtu. J’ai fait de la radio très jeune, puis une fac de droit à Toulouse avant une école de journalisme à Nice. J’ai rejoint enfin Paris… »

Le décor est planté et Sébastien Dupuis est parti par la suite à l’assaut de son rêve, qui a duré plusieurs années.

« Juste après avoir validé mon diplôme, j’ai eu l’opportunité de rentrer pendant un mois seulement au service des sports de Canal +. C’était en 2003. J’y suis en fait resté 14 ans. J’ai été un des plus jeunes commentateurs de foot sur les chaînes de grandes écoutes. J’ai commenté mon premier match sur Canal + Sport à 22 ans. Et ensuite, petit à petit, j’ai fait mon trou dans la hiérarchie jusqu’à devenir le commentateur numéro 3 de la chaîne. Ayant même eu l’immense privilège de réaliser mon rêve ultime : commenter une affiche du dimanche soir à 21h sur C+. J’y suis donc resté jusqu’à l’année dernière (août 2017). »

Sa vie de famille étant de plus en plus présente, Sébastien Dupuis a décidé donc de retrouver ses terres toulousaines. Pour d’autres projets.

« Ce cursus sport est en phase avec les évolutions du métier »

« J’ai pris la direction des sports de via Occitanie, nouvelle chaîne régionale en clair sur la télé dans ma région ainsi que la direction des sports du réseau national VIA, qui compte aujourd’hui une vingtaine de chaînes locales. L’aventure a duré un an ».
« J’ai récemment décidé de changer à nouveau pour pouvoir articuler ma vie professionnelle un peu à ma guise. Mon expérience et mon parcours me le permettaient. Ce sont des moments rares. Aujourd’hui, j’ai repris le micro et les commentaires de foot pour plusieurs diffuseurs, sans engagement de temps. Car j’avoue que je suis un commentateur dans l’âme. J’ai ça dans le sang et ça me manquait. J’aide également au développement du Toulouse International Ladies Cup, sorte de coupe du monde clubs de football féminin qui se déroule à Toulouse depuis 2 ans avec un casting incroyable (Lyon, PSG, Chelsea, City, Bayern, Arsenal). J’ai aussi monté mon entreprise pluriactivités : médias training, conseil en communication, en entreprise, conférence, séminaire. J’aime partager mon expérience ».

Son arrivée à l’INSEEC était donc quasiment écrite :

« J’y suis car j’ai suivi le projet de Julian Dupraz ! Et que nous nous connaissons depuis longtemps, amis de terrain de foot à Evian Thonon Gaillard. Aussi parce que ce cursus « sport » est en phase avec les évolutions des métiers du sport. Et que le regard journalistique est une vraie plus-value pour ces jeunes étudiants. C’est à la fois un enseignement ludique et théorique. J’estime que lorsqu’on est préparé à toute éventualité, on est plus fort. C’est le cas à l Inseec. ».

A en voir l’assiduité en cours, les étudiants ont apprécié.