Lois du jeu et éthique du sport avec Benoit Auguste, intervenant en Msc Management du Sport

Arbitres, nous voilà ! Sur le campus de Chambéry, la promotion MSc 1 de Management du Sport retrouvait les bancs de l’école avec un cours autour des lois du jeu et de l’éthique du sport. Sous la coupole de Benoît AUGUSTE, formateur en arbitrage et ex-sifflet fédéral. Pas de cartons rouges mais des échanges instructifs !

A l’heure du sport business, les enjeux deviennent de plus en plus tendus et élevés. Les arbitres sont souvent les coupables, ceux qui sont pointés du doigt. De fait, sur le campus de Chambéry, les étudiants de MSc 1 Management du Sport ont échangé pendant une journée avec Benoît Auguste, formateur en arbitrage et ex-arbitre fédéral de football. Tout un programme.

« Au départ, nous nous sommes lancés autour du rôle de la justice sportive et des compétences humaines et managériales de l’arbitre », avance l’ex-sifflet, par ailleurs passé par le club de football Evian Thonon Gaillard, en Ligue 1, au poste de chef de la délégation.

« L’arbitre n’est pas seulement là pour appliquer les règles, il doit surtout faire passer et gérer les frustrations. J’ai insisté sur les maîtrises émotionnelles de l’homme en noir. C’est un athlète également », poursuit l’intervenant.

« Je suis revenu sur la notion d’éthique dans le sport et de justice. J’ai essayé de faire émerger leur représentation du « bon arbitre ». Les échanges étaient très vifs, et à bâtons rompus. Je leur ai suggéré qu’au-delà de la loi, l’arbitre devenait maintenant un manager… »

Très attentifs, les étudiants ont pu également présenter, sous forme ludique et pédagogique, une loi du jeu à l’ensemble de la promo.

« Je voulais qu’ils nous montrent une règle mais surtout la manière dont ils la percevaient. On a eu des choses sympas, le service au tennis de table, la plongée sous-marine et évidemment le football… », se satisfait le formateur.

Avant de terminer par un débat, animé, autour de la vidéo dans le football.

« Certains ont avancé, et c’est vrai parfois, que la vidéo pouvait tuer l’émotion, qu’elle était trop longue dans son application » .

Dans un milieu très attractif et concurrentiel, l’arbitre est souvent décrié. L’occasion était donc idéale, à l’Inseec SPORT, d’insister sur cette notion d’éthique sportive. Histoire, une fois pour toute, de tenter de prendre du recul sur le simple résultat sportif. Car, sans arbitre… on connaît la fin !