L’INSEEC Chambéry réussit son virage 100 % E-Learning

Le campus INSEEC U. Chambéry n’a pas attendu pour prendre les devants après l’annonce de la fermeture complète de son campus suite à cette crise du Coronavirus.

En effet, depuis plusieurs jours maintenant, et sous l’impulsion du directeur David Bouvier, l’ensemble des cours – programmes INSEEC BACHELOR, INSEEC SPORT, CESNI et MSc – est digitalisé. Un moyen de maintenir les contenus de formation pour les 1300 étudiants savoyards.

Nous sommes allés à la rencontre de ceux qui travaillent désormais à distance. Plongée dans l’univers du e-learning, véritable force pour le leader de l’enseignement supérieur en France.

Prenez de la réactivité. Ajoutez-y beaucoup d’agilité. Et terminez le tout par une bonne dose de disponibilité : voici le savant mélange que vient de réussir l’INSEEC Campus de Chambéry, avec la mise en place, depuis lundi 16 mars 8h00, des cours 100 % en ligne pour tous ses étudiants.

« La crise sanitaire que connaît la France et les décisions fermes prises par le Gouvernement, ont bousculé l’enseignement, avec donc l’incapacité pour nous de donner des cours en présentiel », présente David Bouvier, Directeur, aux manettes du dispositif.

« Il a fallu donc vite trouver une solution, avec comme priorité la continuité de notre enseignement auprès de nos étudiants, car il était hors de question qu’ils ne puissent avoir accès à la formation que nous nous étions engagés à dispenser », poursuit David Bouvier.

L’expertise du CESNI

Car à Chambéry, l’expérience des programmes online, via le CESNI, a été une vraie force.

« On avait une certaine maîtrise des outils », avance Stéphanie Vallet, en charge de ce volet sur le campus, dont les propos ont vite été corroborés par ceux de David Bouvier.

« Ce dispositif, que nous utilisons depuis des années et avec succès auprès de nos étudiants Sportifs de haut-niveau du CESNI, a été la solution retenue, et c’est de loin la meilleure ».

Stéphanie Vallet précise : « On a fait le choix de proposer des choses homogènes afin de ne pas éparpiller les enseignants avec des millions d’outils ». 

C’est ainsi que Skype Entreprise est devenu l’outil préféré de l’équipe pédagogique et de l’ensemble des composantes de l’école…

L’avenir du blended-learning

Car au-delà des intervenants, les entreprises d’accueil étaient aussi en attente de la formation proposée pendant cette période compliquée.

« Il ne reste plus beaucoup de temps avant la fin de la présence à l’école de nos étudiants en MSc, seulement 15 jours », rappelle Christine Visentin, à la tête du département Relations Entreprises et Admissions.

« D’ailleurs, plusieurs entreprises m’ont sollicité pour nous remercier de la réactivité de l’école dans ce plan de continuité pédagogique », se réjouit la responsable.

Et concrètement, alors, comment se déroule un cours en e-learning ?

Invités à rejoindre Skype Entreprise, les étudiants sont donc connectés via la plateforme et peuvent suivre le cours de l’intervenant.

« J’appréhendais un peu même si j’utilisais déjà, en présentiel, des outils interactifs » avance à chaud, Michele La Pusata, Responsable des Programmes Business Development et Ingénierie d’Affaires.

Dès lundi à 8h00, il donnait un cours de « Négociation complexe ».

« Les étudiants ont vraiment joué le jeu, et ils étaient tous présents ! Je m’attendais à quelque chose de plus désordonné, eh bien pas du tout ! »

Effectivement, le fonctionnement est différent d’un cours en face à face.

« Le rythme est différent, car le degré d’attention n’est pas le même. Il faut donc arriver à capter l’attention de l’apprenant, qui n’est donc pas en condition habituelle d’apprentissage. Il faut aussi lui donner des exercices, contrôler des examens pour évaluer ses compétences », enchaîne David Bouvier.

De là à supplanter le cours habituel ?

« Le e-learning peut être une variante ponctuelle à l’enseignement en présentiel », pondère Véronique Rodari, qui enseigne un cours de « stratégie grands comptes » auprès de sa promotion MSc 2 Trade Marketing et Grande distribution. « Une satisfaction au final aussi. »

« Malgré la barrière de l’écran, le cours était vraiment interactif ! »

Pour David Bouvier, ce dispositif online est un très bon complément.

« Je pense que l’avenir est d’utiliser le blended-learning, soit du présentiel avec du online, tout en changeant nos méthodes pédagogiques d’enseignement. Ce moment de notre histoire commune va nous permettre d’aller plus vite dans l’intégration du online dans nos métiers car nous avons perdu du temps à ce sujet », conclut-il.

David Bouvier ne pourra que se réjouir de l’avis de Théo Bonnet-Ligeon, étudiant en MSc 1 Communication.

Théo a suivi suivi son premier cours avec ce dispositif :
« Les outils mis à notre disposition nous permettent de nous organiser du mieux possible et d’interagir avec nos enseignants et camarades, ce qui est très agréable en cette période de confinement. »

Qu’on se le dise, dans toutes épreuves, il y a parfois du très bon !

 

 

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