Le leadership, une notion-clé aux MSc & MBA d’INSEEC Paris

Leadership

Être leader, est-ce être manager ? Quels sont les liens entre leadership et pouvoir ? Leadership et anticipation ? La notion de leadership est très souvent discutée dans la sphère professionnelle, d’autant plus que de nombreux exemples ont parsemé et parsèment encore l’imaginaire collectif : Steeve Jobs, William Churchill, Anne Lauvergeon… étaient autant de noms de leaders évoqués par nos intervenants et étudiants à l’occasion de la lancée du Leadership Lab cette année lors des tables rondes « Regards croisés », en ce mois de novembre 2020. Projet phare de fin d’études de nos étudiants en deuxième année de Master of Science ou MBA du campus de Paris, le Leadership Lab se laisse découvrir aujourd’hui.

« Le Leadership Lab, des temps d’inspiration et de structuration de la pensée sur la notion de leadership en entreprise »

Dans le cadre de la réforme de son ingénierie pédagogique, les MSc & MBA d’INSEEC Paris ont conçu un nouveau modèle pédagogique plus en phase avec la conjoncture sanitaire actuelle et les besoins des étudiants et notamment de ses entreprises partenaires. Le Leadership Lab est la pierre angulaire du parcours pédagogique des étudiants en fin de cycle Master : projet de fin d’études ambitieux, dont l’un des principaux rendus se réalise en partenariat avec Le Cercle du Leadership, un think thank de professionnels, ce parcours se devait d’être ambitieux et a été revu pour être conçu comme un véritable fil rouge annuel dont différents événements à différents tempos (synchrone, asynchrone, conférences, séances de coaching, etc.) rythment l’année.

« Ce (nouveau) dispositif devrait permettre à nos apprenants de répondre aux enjeux-clés remontés par les entreprises de notre éco-système : capacité à travailler ensemble, mobilisation de l’intelligence émotionnelle pour sortir de la « tour d’ivoire », prise de conscience du leadership et du réflexif » explique Cédric Rassaby, directeur délégué du campus de Paris et directeur pédagogique du Pôle Santé & RH. « Le leadership, est-ce inné ? Comment le développer sinon ? Comment « manager » son manager ? Pourquoi assiste t-on encore à des comportements éloignés des cadres de références ? Quel leadership en temps de crise ? Quel leadership pour un jeune diplômé ? » autant de questions qui ont eu l’occasion d’être abordées par les premiers grands témoins du parcours Leadership Lab.

Une première salve de table rondes animées par les grands témoins représentants le point de vue école 

Après une ouverture du parcours Leadership Lab en synchrone et la présentation du parcours online annuel, les étudiants ont été conviés à trois tables rondes animées par Cédric Rassaby, où les différents grands témoins, représentant le « point de vue école », ont pu venir partager avec eux leur vision du leadership. « Regards croisés » étaient l’expression choisie, car à chaque fois, deux intervenants sont venus mettre en perspective leur point de vue, parfois convergent, parfois divergeant, avant de répondre aux sollicitions et questions des étudiants.

Le but de l’exercice n’est pas de « donner la vérité sur le leadership car il existe plusieurs vérités » explique Cédric Rassaby en introduction des tables rondes, mais bien d’échanger et d’ouvrir l’esprit aux étudiants présents, avec des points de vue, qui, parfois, sont venus les challenger.

Les points de vue de nos grands témoins école 

Claire Souvigné, directrice d’INSEEC Bachelor et des MSc & MBA d’INSEEC Paris, membre du Cercle du Leadership et experte du bonheur au travail,  est venue en premier se livrer à l’exercice du partage de sa vision  : « Je n’ai pas une vérité sur le leadership, j’en ai plein ! » explique-t-elle d’emblée aux étudiants. Sur le sujet du leadership féminin, concilié avec son style de leadership naturel, elle s’exprime : « Il y a un préalable quand on veut être manager, et éventuellement leader, c’est d’apprendre à se connaître. Tant qu’on ne se connaît pas, c’est très difficile de savoir comment on fonctionne, y compris de façon instinctive, qu’on soit un homme ou une femme ! C’est vraiment d’être un être humain, dans un contexte d’entreprise, qui va vraiment définir la façon dont vous allez être un leader. Votre personnalité va devoir s’adapter à un environnement donné.  » Et sur la notion du bonheur au travail, Claire Souvigné rapporte trois points fondamentaux de la théorie de la motivation par Deci et Rayan qui y contribuent : « le fait de se sentir compétent, et votre formation y contribue largement, l’affiliation, c’est-à-dire la capacité à être en interaction de façon permanente avec vos collègues, et le dernier point, très important, qu’on travaille beaucoup dans les formations à l’INSEEC, l’autonomie, la capacité d’autonomie qu’un manager va vous laisser. »

Serge Guérin, sociologue reconnu et spécialisé dans les questions liées aux transformations organisationnelles et sociétales, directeur scientifique du Pôle Santé & RH et enseignant-chercheur à l’INSEEC Grande École, Julian Dupraz, directeur des programmes Sport des campus de Paris, Lyon et Chambéry, Anne-Laure Boncori, directrice pédagogique du Pôle Luxe et enseignant-chercheur à l’INSEEC Grande École ainsi que Guillaume Lefebvre, directeur scientifique du Pôle Finance, sont également venus confronter leurs points de vue et le partager avec nos étudiants.

Des pistes de réflexion intéressantes côté étudiants

Et le pari est, semble-t-il, réussi, car les étudiants ont démontré un grand intérêt pour ces sujets lors de ces tables rondes en direct, friands de découvrir les points de vue des différents grands témoins de leur école. Les questions et partages de pensées fusaient de toute part dans les conversions en temps réel : « Le bon leader n’est donc pas forcément un bon technicien. Je pense à Anne Lauvergeon à la tête d’Areva qui n’était pas une grande technicienne du nucléaire (ou bonne gestionnaire) mais qui a réussi à rétablir la confiance dans le nucléaire en transformant son image ou encore en communiquant davantage sur la sécurité du nucléaire. » relatait un étudiant ou encore un autre, qui, légitimement, remet en perspective le débat : « J’ai l’impression qu’on désacralise l’idée du leader, ce qui laisse penser que tout le monde peut le devenir, alors qu’on a pas toujours les compétences et l’intelligence émotionnelle nécessaire pour. Je pense que les meilleurs leaders sont ceux qui ne cherchent pas à le devenir et ceux pour qui la position de chef n’est pas une finalité. »

À la question de l’un de nos étudiants sur le caractère préétabli nécessaire pour être leader, et si ce dernier se travaille, Serge Guérin leur répond sur des aspects sociologiques qui peuvent en effet préexister par l’emploi du « je » : « On peut estimer par exemple, dans une famille qui a confiance en moi, elle m’a donné confiance, je serais sans doute plus à l’aise si je suis dans un milieu où on m’a laissé prendre plus d’initiative, par exemple être délégué de classe depuis la 6ème (rires). Par contre, ça se construit également. J’ai pris telle chose, puis telle autre, et puis comme j’ai été délégué de classe, et que j’y ai pris du plaisir, c’est qu’il y a déjà quelque chose. Et je peux avoir un petit frère ou une petite soeur, qui a été aussi délégué de classe, et qui n’y ont pas pris du plaisir. Et pourtant la famille est la même ! Dans cette notion de famille, il y a également cette notion de prendre du plaisir à ça. »

De très belles pistes de réflexion qui continueront de mûrir chez nos étudiants cette année à l’occasion de leurs travaux de groupe et de la prochaine salve de tables rondes où les entreprises partenaires de l’école viendront délivrer leur point de vue, challenger et débattre avec nos étudiants.