INSEEC Paris lance le Master of Science Marketing de la mode

Paris, en plus d’être la 1ère ville étudiante de France, est la capitale incontestée de la mode. Si l’industrie du luxe participe déjà à forger cette image de marque indéniable, la mode englobe un large univers qui va au-delà du textile : maroquinerie, fast fashion, prêt-à-porter, décoration, arts de la table, etc. Avec l’ouverture du MSc2 Marketing de la mode à la rentrée 2020, l’INSEEC Paris souhaite s’appuyer sur le tissu économique de la ville ainsi que sur son corps d’intervenants qualifiés dans ce secteur, pour renforcer son expertise de déjà acquise via ses programmes en Luxury & Wine, dans le monde de la mode. Une formation qui, de plus, est dans l’ère du temps à une époque où l’impact éthique et environnemental de la mode prend de plus en plus de place dans les choix des consommateurs : la preuve avec Zalando qui souhaite ne vendre que des marques éco-responsables sur sa plateforme d’ici 2023. Une première pour une marketplace d’une telle envergure ! 

Commerce traditionnel et e-commerce : le meilleur des 2 mondes

Le MSc2 Marketing de la mode fait le pari de miser sur le mix’n’match (tel est le nom donné à un style en mode consistant à superposer des imprimés ensemble) avec le digital et le commerce traditionnel pour composer sa ligne directrice de formation : ces deux univers sont complémentaires. Fabien Fournillon, directeur de ce nouveau programme, témoigne : « Face à un marché qui se contracte, il ne faut pas voir le digital comme une menace.  En effet, il a permis d’apporter également aux consommateurs une certaine émancipation et un bouleversement dans ses usages de consommation. Ces profondes mutations représentent une source d’opportunités incontournables aussi bien pour les acteurs traditionnels que pour les pure players. Quantité de labels émergents n’auraient pu se développer sans l’apport du digital. »

Le programme permettra l’acquisition de fondamentaux liés à la structuration de l’offre, la maîtrise des leviers d’acquisition et de fidélisation avec un focus particulier sur la stratégie e-commerce d’une enseigne ou d’une marque. Il délivrera également à la fois un contenu technique et pratique visant à former de futurs talents à la stratégie et à la mise en œuvre d’actions orientées sur l’opérationnel.

L’ouverture de nouveau MSc coïncide, de plus, avec un intérêt grandissant de la part des consommateurs pour une mode plus respectueuse de l’environnement et de l’humain. Le marché de la seconde main et la naissance de marques éthiques, récupérant des chutes de tissu et/ou travaillant avec des fournisseurs moins délocalisés sont les preuves des changements des mentalités qui s’opèrent dans ce secteur. Pour l’avenir de ce dernier, il est nécessaire – voire urgent – de ne pas les omettre : le MSc2 Marketing de la mode tâchera d’inclure ces nouvelles mouvances au cœur de ses problématiques afin de sensibiliser de futurs professionnels du marketing à toutes les subtilités que représentent ces nouveaux marchés économique qui construisent les enseignes de demain.

Avec cet intérêt pour l’éthique, c’est également toute une question qui pose la restructuration du marketing : si les habitudes des consommateurs de mode changent, leur sensibilité aux stratégies marketing des marques évolue également. Décryptage de la formation et de cette question avec Fabien Fournillon.

Entretien avec Fabien Fournillon, directeur du programme

Quel est le positionnement de ce MSc ? 

Le positionnement du MSc2 en Marketing de la mode repose sur 3 piliers principaux.

Bien entendu, le programme n’échappe pas aux fondamentaux de ce secteur. Les étudiants acquièrent une spécialisation sectorielle qui leur permet d’acquérir les compétences liées à la gestion et au développement de collections avec un axe très innovant puisque le programme offre également une ouverture sur la « Fashion Tech » et les grandes tendances d’innovations de cette industrie, sans oublier les aspects sociaux, sociétaux et environnementaux propres à cette dernière.

L’objectif de cette formation est bien de former de futurs professionnels qui seront en mesure d’appréhender aussi bien le monde du « retail » traditionnel que le monde de la distribution online. Nous sommes partis du constat que de nombreux métiers liés au marketing digital étaient sous tension dans ce secteur. Aujourd’hui, les grandes maisons du luxe, les acteurs de la « Fast Fashion », du prêt à porter, mais aussi les marques émergentes de cette industrie sont en demande de profils rompus aux techniques d’acquisition et de fidélisation largement influencées par le marketing digital. C’est donc le deuxième axe qui caractérise ce programme. Les étudiants développent ainsi des compétences sur différents leviers digitaux tels que le SMO, le SEO, l’e-mail marketing mais aussi le marketing d’influence.

Enfin, en tant que troisième axe, nous avons souhaité que les étudiants soient à même d’appréhender les problématiques d’une plateforme de vente e-commerce, de sa création jusqu’à sa gestion opérationnelle. En suivant ce programme, les étudiants sont accompagnés dans le passage de certifications reconnues par les acteurs de la profession (Certification Google Analytics, Certification Facebook blueprint et certification Prestashop).

À quel(s) type(s) de profils ce MSc s’adresse-t-il ? 

Le MSc2 en Marketing de la mode s’adresse bien entendu à de futurs professionnels souhaitant embrasser une carrière dans l’industrie de la mode en général. Le luxe, la « fast fashion », le prêt-à-porter, les marques plus confidentielles sans oublier les « marketplaces » généralistes ou spécialisées de ce secteur. Plus largement, cette formation est tout à fait adaptée à des étudiants qui souhaiteraient s’investir également dans le secteur des arts de la table, de la décoration ou du design qui se développent sur le web. Elle est également idéale pour tous ceux qui ont un projet entrepreneurial dans ce secteur.

Quels impacts ont les nouvelles attentes des consommateurs en matière de mode (éthique, seconde main, slow fashion, etc.) pour les professionnels du marketing ? 

S’il y a bien une industrie qui ne peut faire l’impasse sur ces nouvelles tendances de consommation, c’est bien celle-ci ! Le secteur se doit d’apporter des réponses à ces nouvelles aspirations et demandes exprimées par les consommateurs. L’industrie de la mode est aujourd’hui une des plus polluantes. C’est d’ailleurs pourquoi les géants de ce secteur se sont engagés à émettre moins de dioxyde de carbone (CO2 ) en signant le « Fashion Pact ». Lutte contre le gaspillage, responsabilité sociale, préservation des savoir-faire, grand retour du « Made in France » sont aujourd’hui au cœur des stratégies des grandes enseignes comme celles des marques émergentes. Aujourd’hui de nombreux consommateurs sont soucieux de leur consommation.

On remarque également que ce qui est vrai avec le mouvement de la « slow food » l’est tout aussi pour le secteur de la mode. Mieux manger, mais aussi mieux consommer en matière vestimentaire sont aujourd’hui des réalités que personne ne peut ignorer. Produire « moins et mieux », c’est en substance ce qu’a décidé de mettre en place la grande ancienne KIABI en s’appuyant sur l’exploitation de la « data » afin de mieux prédire les ventes.

Dans un autre registre, on constate également que le marché de la seconde main s’est d’ailleurs extrêmement bien installé dans l’esprit de nombreux consommateurs. La crise de 2008 n’est effectivement pas étrangère à la percée de ce mouvement de fond. Il est fort à parier que ce dernier ne cessera pas de progresser compte tenu du contexte actuel. De grandes enseignes ont d’ailleurs embrassé ce mouvement. C’est le cas par exemple des Galeries Lafayette qui ont lancé récemment « Le Good Dressing », site de vente de vêtements d’occasion. Les initiatives sont donc nombreuses et nous n’en sommes qu’aux prémices ! Le marketing a un rôle incontestable à jouer dans ce domaine et c’est plutôt de bon augure !

Intéressé(e) par cette formation ? Venez en découvrir plus lors de notre prochaine réunion d’informations dédiée à nos programmes en communication, marketing, digital et luxe le mercredi 17 juin à 18h30 en visioconférence.

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