Benjamin, contrôleur de gestion en alternance chez l’Oréal

contrôleur de gestion

Benjamin est actuellement en contrat de professionnalisation pour le Groupe L’Oréal. Il occupe le poste de contrôleur de gestion au sein de la Direction Générale des opérations et se charge plus spécifiquement du contrôle de gestion achats. C’est sa deuxième année au sein des MSc & MBA INSEEC Lyon et il termine actuellement son cursus dans la spécialité « Audit & Contrôle de Gestion ».

 

En quoi consistent vos missions au quotidien ?

Je suis en charge du suivi du budget des frais de fonctionnement de la Direction Générale des achats de L’Oréal et du contrôle de la performance achat des usines Europe. Par ailleurs, je fais du contrôle interne sur les procédures de référencements fournisseurs et je suis en charge de l’évaluation de leur santé financière.

Ce sont mes missions officielles mais il faut savoir que L’Oréal est une entreprise qui insiste beaucoup sur les valeurs entrepreneuriales et il est fortement recommandé de ne pas se contenter de ses missions, de savoir prendre du recul et d’apporter sa touche personnelle.

 

Quels sont les aspects de votre travail que vous appréciez le plus ?

Plus que la diversité de mes missions que j’apprécie beaucoup, c’est cette forte culture entrepreneuriale au sein du groupe que j’aime le plus. De plus, le groupe favorise la culture du réseau intragroupe ; on apprécie d’aller à la rencontre des collaborateurs et d’aller au-delà du simple contact par mails interposés.

En ce qui concerne le secteur d’activité, c’est un pur hasard. Mon critère central lorsque j’étais à la recherche de mon alternance de dernière année était d’intégrer un grand groupe sur une fonction plus centrale par rapport au type de poste que j’occupais auparavant. J’étais contrôleur de gestion industriel en usine au sein d’une PME (85M€ de CA). Je voulais voir un aspect différent du métier.

 

Quel a été votre parcours scolaire avant d’être contrôleur de gestion chez l’Oréal ?

J’ai un parcours assez atypique dans la mesure où j’aurai 28 ans à la date où j’obtiendrai mon diplôme. Devant m’assumer financièrement très tôt, j’ai dû cumuler des emplois et faire une coupure avant de poursuivre mes études. J’ai eu mon BTS en 2013 et par la suite j’ai obtenu un Bachelor of Art (BA) de l’université de Coventry en 2016 avant d’intégrer les MSc & MBA INSEEC en septembre de la même année.

 

Quelles sont selon vous les compétences ou expériences acquises au sein des MSc & MBA INSEEC qui vous sont le plus utiles dans votre milieu professionnel?

Les cours d’analyse financière que j’ai eu l’année dernière me sont particulièrement utiles cette année étant donné que j’ai régulièrement à analyser la santé financière des fournisseurs. Les cours spécifiques à la spécialité « Audit et Contrôle de Gestion » (je pense notamment au calcul des coûts) m’auraient été très utiles l’année dernière sur du contrôle de gestion usine mais je n’étais alors qu’en 1re année.

Je pense que la principale force du programme, ce sont la diversité des cours et des intervenants venant d’horizons et d’univers différents. On a même eu la chance d’avoir, sur les 2 ans du cursus, un professeur que je trouve très visionnaire et qui est également un entrepreneur à succès – l’entreprise qu’il a créé appartient aujourd’hui à un grand groupe. C’est toujours très enrichissant de profiter de telles expériences.

 

Pourquoi avoir choisi la formule contrat de professionnalisation ?

Comme je l’ai abordé précédemment, je me suis assumé très tôt financièrement et mes 3 premières années d’études je travaillais le soir et les weekends pour financer mes cours et mon quotidien. L’alternance a été pour moi une libération. De plus, il était essentiel pour moi d’arriver sur le marché du travail avec des expériences professionnelles significatives. L’alternance était la réponse à cette question. Cela m’a également permis d’étudier tout en construisant mon expérience et en testant des univers professionnels et des missions différentes.

 

Avez-vous des conseils pour les étudiants qui souhaitent avoir une carrière dans ce secteur ?

Aller à la rencontre des gens est primordial. Que ce soit au sein du Groupe L’Oréal ou même en général, le contrôleur de gestion est avant tout aujourd’hui un homme de terrain qui va à la rencontre des salariés. C’est non seulement essentiel pour comprendre les chiffres et se donner une légitimité mais aussi pour se faire accepter. Le contrôleur de gestion est celui qui « embête » les autres en général par sa rigueur et le respect des procédures. Se tourner vers l’humain permet de casser cette image négative du métier. Aujourd’hui, un contrôleur de gestion qui reste dans sa tour d’ivoire est voué à l’échec.

 

Comment envisagez-vous la suite de votre carrière professionnelle ?

A l’heure où j’écris ces lignes je viens de finir mes partiels. Je ne suis pas encore fixé, mais à moyen terme j’aimerais rester au sein du Groupe L’Oréal en France ou à l’étranger en tant que contrôleur de gestion. Je ne suis pas fermé non plus aux autres opportunités, d’autres entreprises comme LVMH m’attirent également. J’ai également un projet d’entreprise et je veux profiter de mes premières années de CDI pour prendre de l’assurance, de l’expérience et monter un projet d’entreprise solide. La raison pour laquelle je souhaite commencer ce projet au sein d’une entreprise en tant que salarié c’est que travailler dans un grand groupe comme L’Oréal permet de se constituer et de profiter d’un très gros réseau sans compter les ressources en interne qui encouragent ce genre de démarche (incubateur, congés).