3 conseils pour réussir une mission de consulting

3 conseils pour consulting

Dans cette série d’articles, les directeurs de programmes du campus de Lyon distillent leurs précieux conseils dans leurs domaines d’expertise. Aujourd’hui, Philip Willson, directeur du MSc 2 Consulting & Business Development, vous donne 3 conseils pour mener efficacement une mission de consulting.

Jamais les entreprises n’ont-elles été confrontées à autant de défis qu’aujourd’hui – globalisation, digitalisation, fragmentation des marchés, impact des réseaux sociaux, changement des modes de consommation… Aucun secteur n’y échappe. Face à ces challenges, les cabinets de conseil en management sont appelés pour préparer et accompagner le changement : une évolution du marché, de technologie, de business model. De nombreuses missions de conseil – plus proches des opérations – se focalisent sur la nécessité de gagner en efficience, d’atteindre un niveau d’excellence en termes de qualité produit ou service.

1. Avoir une vision « grand angle »

Une mission de conseil s’inscrit dans un contexte précis : l’entreprise, son histoire, ses valeurs, ses parties-prenantes, les évolutions de son marché. Un intervenant externe à l’entreprise n’a que peu de connaissance à priori de ces éléments. Or, la réussite de la mission dépend de la capacité à percevoir le « décor ».  Bien se préparer implique un travail amont de prise de connaissance de toutes les informations clés sur la société. Le consultant, armé de ce savoir, n’hésitera pas à poser des questions pour compléter sa connaissance. Des questions démontrant une solide préparation permettront d’établir une relation de confiance dès le départ. En effet, il s’agit d’être capable en permanence de basculer entre le « grand angle » et le « zoom » en mettant le projet dans son contexte global tout en se focalisant sur les points de détail essentiels au succès de la mission.

 

2. Intégrer la dimension humaine

Digitaliser sa chaîne logistique ne se résume pas à installer la solution Cloud ou à développer une plate-forme logistique capable de servir tous les clients.

La prise en compte précoce du changement dans sa globalité est une compétence clé du consultant. Du commercial au magasinier l’impact sera considérable : quels impacts sur le processus ? Les rôles et responsabilités changent-ils ? Les utilisateurs sont-ils intégrés dans le projet pour y apporter leur savoir-faire ? La formation sur les nouvelles méthodes est-ce placée au cœur du projet ? Le consultant qui veut réussir ce type de mission doit maîtriser les méthodes de la gestion du changement. Celles-ci permettent d’identifier les enjeux et de déployer le projet d’une façon holistique.

 

3. Apporter des résultats tout au long du projet

Fini les projets où l’on peut se contenter de tout faire en séquentiel, avec une promesse de solution dans 6 mois ou 1 an !  Les entreprises – aussi bien les PME que les ETI –  veulent des résultats rapides. En s’appuyant sur des approches itératives (ex : Scrum) le consultant organise son projet dans l’optique de livraisons de blocs de fonctionnalités échelonnées dans le temps par une sorte de bouclage successif. Ce type d’approche procure un avantage aussi pour le consultant : réduire les risques, par des étapes de validation successives.

 

Ces pratiques ne sont en aucun cas une garantie infaillible de succès, mais elles seront des aides considérables au consultant tout au long de sa carrière. Oui, de très nombreux projets ont échoué faute de l’un ou l’autre de ces 3 clés !

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Philip Willson

Directeur du programme MSC 2 Consulting & Business Development
Campus de Lyon